Habiter Gatineau depuis la marge minoritaire : frontière et citoyenneté
DOI :
https://doi.org/10.14288/acme.v12i3.981Mots-clés :
Citizenship, identity, English-language minority, everyday practices, space, spaces of belonging, places of involvement, Ottawa, Anglophone, neighborhood, community, borderRésumé
Cet article explore la citoyenneté et l’identité à travers l’expérience de la minorité anglophone de Gatineau, 4e ville du Québec, localisée dans la région de la Capitale nationale du Canada. La géographie de ses pratiques quotidiennes, ses espaces d’appartenance et lieux d’engagement en font en effet un cas fort intéressant dans le contexte de travaux préoccupés par la flexibilité des nouvelles formes de citoyenneté. La situation de cette population minoritaire est unique car bien que résidant au Québec elle est proche géographiquement et culturellement d’Ottawa, la capitale du Canada, qui elle est majoritairement anglophone. Nous analysons les manières particulières « d’habiter » l’espace de la minorité anglophone de Gatineau et ses prétentions citoyennes en prenant appui sur une réflexion sur les effets de la frontière sur son espace de vie quotidienne, à cheval entre Gatineau et Ottawa. Son expérience transfrontalière particulière fait apparaître une forme assez inédite de citoyenneté que nous nommons « affinitaire ». Fermée d’un point de vue ethnique car attachée à la collectivité anglophone, elle est néanmoins flexible géographiquement en sollicitant différentes échelles spatiales : entre le quartier et la communauté qui l’anime, et l’espace plus large de l’agglomération, de part et d’autre de la frontière.
In this article, we explore citizenship and identity through the experiences of the English-language minority of Gatineau, Quebec’s 4th largest city, located in the National Capital Region of Canada. The geography of the group’s everyday practices, its spaces of belonging and places of involvement make this an interesting case study in light of ongoing debates regarding the flexible nature of contemporary citizenship. The position of this minority population is unique because while residing in Quebec, it is in proximity geographically and culturally to Ottawa, the capital of Canada, where an English-speaking majority resides. We analyze the particular ways of “living” in space among the Anglophone minority of Gatineau and its claims to citizenship by reflecting on the effects of the border on its daily space between Gatineau and Ottawa. Its unique transborder experience reveals an unusual form of citizenship which we call “affinity” citizenship. It is ethnically exclusive in that its affinity is limited to the Anglophone collectivity; nevertheless, it is geographically flexible insofar as it encompasses different spatial scales: between the neighborhood and its local community, and the broader space of the city lying on both side of the border.
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